Publié le 21 Février 2009

article sur le sublime in Oser agir Chrétien (hors série La Nef nov 2008)
début de l'article :

Le sublime ou la dernière rébellion

 

 

Dans Citadelle, Saint-Exupéry fait dire au roi de la cité du désert :

 

Montre-moi tes chefs d’œuvre.

 

Tel est le majestueux accueil. Il s’adresse à quiconque vient en émissaire d’un loin. Les portes lui sont ouvertes. Juste ceci, avant tout discours :

 

Montre-moi tes chefs d’œuvre et je te dirai le ciel que tu pries.

 

Moi ai trouvé une des dernières peintures d’un montparno. L’un du groupe de la Rotonde. Dans cette brasserie aujourd’hui on peut y voir une repro de son portrait par Modi. Un anar, druidique, anti-catho, anti-marchand, anti-critique. Un peintre des nus qui fuira les galeries de Paris pour les afriques et en ramènera ce que nul ne vit et peignit avant lui. À la fin de sa vie, oublié de tous, quelques Christ. Pas le Fils, juste l’homme, un homme rejeté et maudit. Deux trois crucifixions et autant de piéta. Moi ai retrouvé l’une d’elle. L’homme décroché du bois dans les bras de sa mère. Mais déjà, en haut du Golgotha, il n’y a plus la croix. Juste un trou, derrière, où elle était plantée. Un trou et un corps dans les bras de sa mère."

pour commander l'ouvrage www.lanef.net

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Rédigé par Henry LE BAL

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Publié le 21 Février 2009

Texte pour les sept dernières paroles du Christ de Joseph Haydn . Extrait poème IV

IV - MON DIEU, MON DIEU,
POURQUOI M’AS-TU ABANDONNÉ?


Si le Verbe crie ça
Que deviendront les mots
Quelles langues parleront les hommes?
Toutes les pensées du beau et du haut
Mourront de soif dans des Massada
Les autres, des slangs, feront des pogromes
De ce qui fut raison et sens
On grimera les mots, on se moquera d’eux
On vêtira les langues en filles
On brûlera les essences avec de l’essence
La tristesse ne rit qu’autour d’un feu
Et on écrira des livres comme on force les filles

Si le Verbe crie ça
Que la douleur enflamme
Que deviendra la chair?
Que restera-t-il du tout premier baiser du monde?
Qui se souviendra
Que l’amour de l’homme et de la femme
Est le souvenir clair
De la raison du monde?
Que deviendront les pensées
Si ce premier baiser
Ne peut plus être pensé?
Sile Verbe crie ça
Que deviendront les cités ?
Des bancs, des meutes, des termitières ?
Des hordes, des hardes
Des faunes de féroces forçats
Banales d’atrocités
jusqu'à la nuit luante des litières
Dans l’oise des joies hagades
Un immense bruit de fobd
De cracardes, de heugles
De siffles, de bruissants
Que quelques ici-où-là strideront
enpauvres niffles
D ‘enfants aveugles
Gémissants
(...)

http://www.lagedhomme.com/

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Rédigé par Henry LE BAL

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Publié le 21 Février 2009

(2006) éditions l'Age d'Homme

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Rédigé par Henry LE BAL

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Publié le 21 Février 2009


Langues de glace.
Extraits de  : Acte III. Judas (Le troisième Jour)

-I- 
J’ai froid... Je tremble de ce qu’il me reste d’être.
Je ne suis plus qu’une âme et l’âme que je suis 
Cherche en ce nulle part quelque chaud où se mettre, 
Fût-ce un cadavre, un corps; fût-ce même la nuit. 
Frigères noctales d’une éternie aveugle 
Qu’infinise en silence un vide qui se veugle.
Où me blottir recroquevillé, me tasser, 
En ce noir plus glacial que les os d’un squelette? 
Est-il ici un crâne où nicher mon passé? 
Est-il une charogne que je m’en revête?
Je ne suis plus qu’une âme, toute seule, en proie
A rien d’autre que moi... J’étais Judas... J’ai froid.






http://www.lagedhomme.com/

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Rédigé par Henry LE BAL

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Publié le 21 Février 2009


à paraître ( Juin 2009) la pièce de théâtre Corcovaël en langue brésilienne.
premiers dialogues :

PRIMEIRA PARTE

CENA I

  • Corcovael: Bom dia, posso entrar?
  • Jude: A porta está aberta.
  • Corcovael: Sim, é o que eu me disse, a porta está aberta... Então... Mas vejo que está trabalhando, incomodo talvez? Se bem que... Que horas são?
  • Jude: Onze horas. Você não me incomoda, ta mesmo na minha hora de parar.
  • Corcovael: Sim, eu sei...
  • Jude Como é?
  • Corcovael: Eu dizia: Sim, eu sei.
  • Jude: Como é que você sabe? Eu não lhe conheço. Não é daqui e nunca lhe vi antes. Em Paquetá todo mundo se conhece, ou pelo menos se sabe quem é da ilha e quem não. Será o senhor um turista que veio para o fim de semana? Por um dia?
  • Corcovael: Você se levanta todos os dias às cinco da manha e, antes de escrever, bebe chá e durante uma hora faz palavras cruzadas dos jornais da véspera. Lê exclusivamente as páginas de política internacional e de futebol, nada além disso.

 

Todos os direitos reservados pela:

NOVA RAZÃO CULTURAL EDITORA LTDA.

Av. Nossa Senhora de Copacabana, 788 - sala 801 - Copacabana

22050-001 - Rio de Janeiro - RJ

Tel.: (21) 2236 5594 | 2236 5199

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Rédigé par Henry LE BAL

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Publié le 20 Février 2009


Arnaud DELON (Rôle de Mathan)
Ph. F. Di Napoli (2006 dans la pièce Corcovaël)


Marc DI NAPOLI (Rôle de Thomas)
Ph. F. Di Napoli (2006 dans la pièce Corcovaël)


Fréderic FLOCH (Rôle de Fred)

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Rédigé par Henry LE BAL

Publié dans #Théâtre : 1H1-4

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Publié le 19 Février 2009


du 4 au 25 avril 2009
Crypte du Martyrium Saint DENIS

Paris 18 M°ABBESSES
11, rue Yvonne Le Tac
19H30 ( dimanche à 16h00)
RELACHE LUNDI ET W.E.PÂQUES
Billetterie 15 € ( réduit 10€) 
ouverture 1/2h avant le spectacle

réservation  au 06 71 61 47 57 - 01 42 23 48 94









samedi 4 avril 2009 19h30
dimanche 5 avril 2009 16h00
mardi 7 avril 2009 19h30
mercredi 8 avril 2009 19h30
jeudi 9 avril 2009 19h30
mardi 14 avril 2009 19h30
mercredi 15 avril 2009 19h30
jeudi 16 avril 2009 19h30
vendredi 17 avril 2009 19h30
samedi 18 avril 2009 19h30
dimanche 19 avril 2009 16h00
   
mardi 21 avril 2009 19h30
mercredi 22 avril 2009 19h30
jeudi 23 avril 2009 19h30
vendredi 24 avril 2009 19h30
samedi 25 avril 2009 19h30

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Rédigé par Henry LE BAL

Publié dans #Spectacles à l'affiche

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Publié le 18 Janvier 2009

Corcovaël est une pièce de théâtre en deux actes qui raconte la rencontre entre Jude, l'écrivain et Corcovaël l’ange de la baie de Rio de Janeiro  L'action de la pièce se situe dans l'île de Paquetá, île tout au fond de Guanabara,la baie de Rio de Janeiro. Là, dans une maison de l'île, un écrivain tente de raconter une légende découverte dans un livre d'heures : celle de l'histoire de l'Ange Corcovaël qui aurait sculpté la baie de Rio de Janeiro, au 8ème jour de la création du monde. L'ange apparaît à cet écrivain. Le dialogue va alors s'établir, entre ces deux êtres, ces deux personnages que tout oppose.

 

Chevalier             — Je crois entendre ce que tu cherches à me faire voir.

                                 Mais toi ?

Corcovaël            — Moi je suis là pour toi.

Chevalier             — Non, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire.

Corcovaël            — Je sais bien ce que tu cherches à savoir des

                                 créatures telles que je suis.Mais quoique je puisse te dire, cela ne te suffira pas.

Chevalier             — Essaye toujours.

Corcovaël            — Je contemple.

Chevalier             — C’est tout ?

Corcovaël            — Pense à cela.

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Rédigé par Henry LE BAL

Publié dans #Théâtre : Corcovaël

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Publié le 18 Janvier 2009

Henry Le Bal ?

Henry Le Bal !

- Q. : Qu’est-ce qui vous fait écrire ?

- H.L.B. : Un questionnement : Si le Verbe s’est fait chair, qu’est-ce que la littérature ?

En effet, ou bien cette histoire de Verbe est une réalité, et dans ce cas notre civilisation et tous ses chefs-d’œuvre ont une destinée ; ou bien tout ceci n’est qu’une fiction, et alors notre civilisation comme toutes les autres, est mortelle.

Dans cette seconde perspective, lorsque la fiction du Verbe n’aura plus de sens pour personne, notre civilisation disparaîtra.

- Q. : Dans cette alternative, où vous situez-vous ?

- H.L.B. : Je crois qu’il y a dans l’acte d’écrire lui-même la réponse à cette alternative. Écrire, c’est chercher à savoir ce qu’il y a dans les livres. Et au cœur des livres, il y a un non-écrit qui nous parle. Et ce non-écrit s’appelle la charité.

L’histoire des chefs-d’œuvre de notre civilisation est en fait celle du dévoilé d’une parole qui est charité.

- Q. : Et aujourd’hui, Une heure et quart ? Comment l’idée de cette pièce vous est venue ?

- H.L.B. : Une heure et quart c’est la durée moyenne d’un spectacle comique représenté aujourd’hui. C’est un formatage qui s’inscrit dans notre culture dite du «zapping ». On vient de monter par exemple Hamlet au théâtre de la Colline en 1heure 20. L’idée m’est venue d’utiliser ce temps imposé sur le rapport de la pensée à l’éternité. Et quel plus beau sujet pour l’illustrer que le geste de saint Thomas, incrédule, franchissant par sa main la chair du Fils ressuscité. Un sujet très renaissance italienne en peinture, mais jamais abordé en littérature.

- Q. : N’est-ce pas un sujet trop exclusivement religieux pour l’époque ?

- H.L.B. : L’incrédulité comme sujet de l’époque ? Beau sujet. Mais mon propos n’était pas là. Il s’est agi de partir du thème du geste de saint Thomas, et de construire une pièce qui serait le spectacle d’une répétition de comédiens et d’un auteur, travaillant aujourd’hui à la mise en scène de ce thème. Le rapport s’établit entre le temps et l’éternité. Le temps de la durée d’un spectacle et l’éternité d’un sujet. Si le point de départ s’inspire effectivement de l’Évangile de Jean, la forme même de la pièce se rapprocherait davantage d’une revisitation du théâtre de l’absurde, voir par la mise en abîme du théâtre baroque. Ceci dit j’ai toujours à l’esprit ce que Pierre Boutang m’écrivit en parlant de mon théâtre : c’est l’écriture du mystère moderne.

Q. : Quels sont les livres et les rencontres qui ont été pour vous décisives ?

- H.L.B. : En attendant Godot de Samuel Beckett. La phrase de Dostoïevski : « La beauté sauvera le monde ». La rencontre avec Pierre Boutang. Celle avec le Prince Jean de France.

Henry LE BAL vit à QUIMPER (Bretagne) et partage son temps entre l'écriture et ses spectacles.
voir aussi bio et biblio sur henry-le-bal.monsite.wanadoo.fr

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Rédigé par Henry LE BAL

Publié dans #Bibliographie et spectacles

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Publié le 18 Janvier 2009

 

Que le lecteur le sache tout de suite, une heure ¼, c’est le temps que doit durer une pièce de théâtre. Si c’est plus long, ça ne marche pas, ni pour la construction de la pièce, ni pour le spectateur qui décroche.

Comment faire pour le metteur en scène qui doit faire vivre la rencontre entre Mathan de Béthanie, un jeune peintre qui retrouve Thomas âgé pour peindre le geste qu’il fit dans la plaie du Christ bien des années avant, tout ce que Jean l’apôtre lui a raconté. « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous... si je n’enfonce pas ma main dans son côté, je ne croirais pas ».

Parce que Jean pour transcrire le Logos, il cherchait ses mots comme un joaillier. Au début Dieu crée le monde par la parole. Le Christ est le Logos, le Logos, la parole, la parole fait chair.

Mathan, lui, veut peindre ce qui est sans mots, peindre la main de l’homme s’enfonçant dans le Logos. La main de l’homme entrant dans la parole qui a créée le monde.

Toute la Parole dans une pièce de théâtre d’une heure 1/4. Une gageure pour un sujet hors du temps où tous les mots sont là dans un monde où le temps est précieux. Le temps, c’est la vie. Comment réduire le temps ? Comment réduire la parole, les mots ?

C’est comme cacher ses pensées, les plus intimes. L’auteur rentre dans l’émotion de ses personnages, il ne les lâche pas. Il prend constamment partie, il les pousse à bout en se servant de Fred, le technicien qui saura mener de mains de maître cette aventure à quatre car il est le seul à pouvoir régir le temps, à régir les mots, la réalité.

Quant à l’auteur, il aime jouer avec les mots mais les mots, c’est du temps et ce sont les mots qui se mettent en scène.

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Rédigé par Henry LE BAL

Publié dans #Théâtre : 1H1-4

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