Publié le 18 Janvier 2009

 
un théâtre chrétien ?
  pourquoi pas  une musique militaire…

 

Il y a la musique et le théâtre. Point. Une musique ou un théâtre qui ne s’adresserait qu’à des militaires ou à des chrétiens ne serait plus un art mais un accompagnement, une illustration. L’art n’accompagne ni n’illustre. Il dévoile. Il dévoile un secret. Un secret sans lequel nous ne pourrions vivre et qui cependant nous échappe sans cesse. Plus nous nous en approchons, plus nous nous en éloignons.

Dostoïevski prophétisait sur notre époque en écrivant : « La beauté sauvera le monde ». Phrase énigmatique et cependant si éclairante. La beauté ou l’ultime dévoilement. L’art comme universel de notre aspiration à la beauté.

Comme le disait récemment un chef d’orchestre sur Radio Classique : « Il s’agit moins d’être chrétien que d’observer que sans les évangiles, nous pourrions enlever 80 % des chefs d’œuvre de notre musique et sans doute autant des formes d’art de l’histoire de notre culture». La beauté et ce qui l’inspire. La beauté ou la rencontre lumineuse avec le mystère. Un dévoilement mais dont la raison ne peut s’emparer. Une plénitude qui avive le manque. La présence d’un sens donné à contempler et qui vous fuit sitôt qu’on pense le cerner.

Depuis 25 ans, j’écris à partir d’un questionnement unique : « Si le Verbe s’est fait chair, qu’est-ce que la littérature ? » ce Verbe fait chair, source à la fois lumineuse et mystérieuse de notre humanisme. L’Être qui parle, et les mots des hommes.

La pièce de théâtre que nous allons créer à Paris, en avril 2009, à la Crypte du Martyrium de St-Denis, s’intitule une heure ¼. Elle a pour prétexte, le geste de saint Thomas franchissant la plaie du Christ ressuscité. Thème maintes fois abordé en peinture, jamais en littérature. Le franchissement. Quel franchissement ? Celui des mots des hommes dans la plaie de l’Être qui parle ? La lumière et le mystère ; le mystère universel, humain, d’une lumière à portée de main et cependant infranchissable.

Ce projet nécessite un budget. Un budget aussi modeste qu’indispensable. Échappant à toutes les catégories habituelles d’aides publiques, je fais pour chacun de mes spectacles appel à des mécènes. C’est pourquoi je m’adresse à vous dirigeants chrétiens, pour participer à cette aventure artistique d’une heure ¼. Il ne s’agit pas de financer un bateau pour le Vendée-Globe ou un Figaro, ni de sponsoriser le Tour de France, mais de participer à une création théâtrale mettant en scène le franchissement, en cette période si particulière, si délicate de notre civilisation, toute d’incertitude, d’inquiétude. Le franchissement de quelque chose de l’ordre de cette beauté dont parlait Dostoïevski.

« Que m’importe le nom de ton Dieu, montre-moi tes chefs d’œuvre et je te dirai le ciel que tu pries. » Saint-Exupéry, Citadelle.

Merci à vous, car sans vous rien ne sera franchi.

Henry LE BAL - Octobre 2008

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Rédigé par Henry LE BAL

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Publié le 18 Janvier 2009


Extrait
─ (Mathan.)                                Avant je voudrais te poser une question.

─ L’auteur.                                 Oui ?

Pendant qu’ils parlent tous les deux, ils débarrassent quelques objets pour commencer à laisser la place vide.

─ (Mathan).                                C’est dans le texte ça ?

─ L’auteur.                                 Quoi ?

─ (Mathan).                                L’histoire de Thomas, par rapport à Jean, la trouvaille de cette idée que c’est le Verbe qui crée le monde et qu’après le Verbe devient un homme…

─ L’auteur.                                 D’abord, ce n’est pas une idée. Et comment dire… Bon, écoute, tu as 5 minutes ?

Fred descend.

─ Fred.                                          J’entends les magiciens. Je vais leur demander qu’ils nous laissent 10 minutes pour qu’on puisse libérer la scène.

à (Thomas)                                 Tu restes avec moi ? À deux ça ira plus vite.

Fred sort. (Thomas) descend de la technique et va sur scène. Il prend le matériel de dessin de Mathan.

─ (Thomas.)                               Quel chant…

Il le fredonne

                                                        Plus de mots. Juste des voix d’enfants.

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Rédigé par Henry LE BAL

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Publié le 18 Janvier 2009

 

 

 

Poète, romancier, homme de théâtre, Henry Le Bal est avant tout une personne foisonnante et originale.

Enraciné dans sa langue et recherchant sa mystérieuse naissance (Le son ? Le sens ?), ses récits se  construisent librement avec une sûre intuition des lieux et des personnages. La danse ondulatoire de sa narration est à la fois rythmée, vivante, concrète.

Son oeuvre s'édifie avec constante liberté. Elle prend des chemins inattendus, changeant sans cesse de registres d'écriture, de décors, de genres, de situations, mais chaque fois solidement liée à son souci grave et profond de la Vérité et de la présence de l'Esprit.

Vladimir Dimitrijevic ( Lausanne, Juin 2008)

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Publié le 18 Janvier 2009

Rédigé par Henry LE BAL

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Publié le 18 Janvier 2009

La Porte

Roman Suivi d’une pièce de théâtre :

Une heure ¼

 

Parution : 13 sept. 2008

Pagination : 238

Prix : 25,00 €

ISBN 978-2-8251-3854-0

 

 

 

 

 

 
 

La Porte.

Le narrateur de cette histoire est un concierge. Le concierge de la plus grande bibliothèque du monde. Elle est tout son univers, son monde. D'ailleurs, il y est né. De génération en génération, depuis son origine, on est le concierge de père en fils. Et lui, de plus, il n'en n'est jamais sorti.

De livres en livres qui y arrivent sans fin, la bibliothèque ne cesse de s'agrandir, de gagner de l'espace sur la ville. Ce n'est pas rien d'être le concierge de LA bibliothèque. C'est beaucoup de responsabilités et de travail. On est l'homme qui a toutes les clefs.

Un soir, dans les sous-sols du bâtiment le plus ancien, le concierge découvre, derrière une cloison, une porte inconnue qu'il va déverrouiller. Cette porte le mène à un souterrain qui passe sous le fleuve, le fleuve qui sépare la bibliothèque de la partie sud de la ville. Et au bout de ce souterrain, une autre porte.

Mais pour l'homme aux deux clefs d'or à la boutonnière, de l'autre côté du fleuve, est-ce encore la bibliothèque ? Et lui, qui est né ici, pourquoi irait-il ouvrir cette porte ? Puisque tous les livres sont ici, même si un concierge n'a pas le temps de lire, qu'y-a-t-il à trouver là-bas ? "Tout est dans les livres", comme il l'écrit lui-même sur son petit paquet de feuilles. Alors pourquoi ouvrir cette porte ?

 

Henry Le Bal est né en 1959, vit en Bretagne. Il a publié plusieurs romans, des pièces de théâtre qu'il met en scène, et des recueils de poèmes dont certains sont devenus des oratorios. Ses spectacles le mènent régulièrement de Paris à Rio et de Rio à Beyrouth. Ce troisième roman est suivi d’une pièce de théâtre à quatre personnages portant sur le geste de Thomas.

(cf L’incrédulité de saint Thomas, Le Caravage reproduit en couverture)

  premiers mots du chapitre 1 :

Chapitre I

 

 

Moi je n’écris pas. Je suis… on va dire que je suis le concierge de La Bibliothèque. Concierge : c’est mon titre officiel, mon rôle administratif, mais chacun sait ici que je m’occupe de tout, tout le bon fonctionnement matériel, technique. Disons, l’entretien général. Bon, bien sûr, je ne me mêle pas de la partie : Personnel, mais je connais tout le monde, et tout le monde me connaît. Faut dire que je suis le plus ancien dans « la maison ». D’ailleurs, j’y suis né. On est concierge de La Bibliothèque de père en fils depuis des générations, et je ne parle pas par image lorsque je dis, que j’y suis né.

Notre logement, le logement qu’a occupé mon père avant moi, et avant lui le sien, et avant lui…, a vu l’accouchement de ma mère. Le cas doit, je pense, être assez rare dans l’histoire générale des bibliothèques, peut-être unique, qui sait, aussi ai-je un statut à part dans la maison. Le logement du concierge, le mien, est presque au bout de la partie nord-est de La Bibliothèque. À l’est, toujours, mais au sud, se situe le nouveau bâtiment de réception des livres. Très moderne, très fonctionnel. Je ne l’aime pas beaucoup. Évidemment il est mieux adapté que l’ancien, et les employés qui y travaillent sont moins à l’étroit qu’avant, mais je le trouve moins convivial.

Cela tient sans doute, pour partie, au départ de Monsieur Palernois qui a fait valoir ses droits à la retraite, et que le nouveau chef de ce service est très Nouvelle École. Je ne critique pas, c’est la marche en avant des choses, mais enfin, avec Monsieur Palernois – Aristide  c’était différent. Il n’hésitait pas à me rendre visite dans mon logement, je passais de temps en temps le voir, entre nous c’était : « Salut L’Héritier », il avait connu mon père, et « Salut La Douzaine », à cause du livre d’Aristide Tœclet, un illustre enfoui, auteur oublié des Douze dialogues du Deucalion. N’est plus là La Douzaine, mais le surnom qu’il m’a donné est resté. C’est ainsi que les plus anciens me nomment, avec affection, alors que les plus jeunes m’appellent « Monsieur L’Héritier », persuadés qu’il s’agit de mon vrai nom.

Il n’y a guère que le grand patron général, Monsieur Monsieur, qui m’aborde ou s’adresse à moi autrement. C’est assez rare j’en conviens, et c’est grand tant mieux. Moins nous nous croisons, moins nous nous voyons, plus tout va au plus harmonieux pour chacun de nous deux. L’homme est brillant. Depuis qu’il a pris ses fonctions, par désignation du Ministère, voilà maintenant près de quinze ans, tout a changé. On s’est agrandi, équipé de structures extraordinairement novatrices, on a développé un réseau de partenariat privé, mis en place un tissu de collaborateurs extérieurs unique, et bien d’autres faits et réalisations qui permettent de dire – sans exagérer ni mentir – que La Bibliothèque est aujourd’hui la plus grande et la plus rayonnante du monde. Au point que tous les trois ou quatre ans, nous gagnons de l’espace sur la ville, par le nord.

 

CONTACT PRESSE

Christine JOLIMOY 06 80 33 47 34 christinejolimoy @ aol.com

L’Âge d'homme 5 Rue Férou 75006 Paris 01 55 42 79 79

www. lagedhomme. com

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Rédigé par Henry LE BAL

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Publié le 18 Janvier 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

Romans :

Naamah.                             2012. Ed. L'Age d'homme

La porte.                            2008.Ed. l'âge d'homme

Le janvier du monde.   2006. Ed. l'âge d'homme

Le doigt de dieu.             2000. Ed. l'âge d'homme

 

 

 

Poésie :

 

Langues de glace.                                                                                    2002. Ed. l'âge d'homme

Texte pour les 7 dernières paroles du Christ de J. Haydn.  2005. Ed. l'âge d'homme

Vendredi saint.                                                                                       1996. Ed. atelier contemporain

Pilate.                                                                                                          1995. Ed. Beltan

L'île.                                                                                                              1992. Ed. Beltan

 

 

Théâtre :

 

La fête.                                                                                                        1988. Ed. Calligrammes

Sitio.                                                                                                             1993. ed. Calligrammes

Passion.                                                                                                      1998. ed. Ithaque.

Une Heure 1/4                                                                                           2009. Ed. Paqueta.

Corcovaël. L'ange du 8ème jour.                                                       2006. Ed. Paqueta.

Corcovaël. O anjo do oitavo dia.(version brésilienne)              2009. Doca Ed. RJ

 

Beaux-Livres :

 L'île Nue avec le peintre Yann Queffélec                                        2011. Ed. palantines

Maurice Le Scouëzec.                                                                              2005.  Ed. Beltan

 

autres publications des livrets de théâtre, d'oratorios, articles dans les revues...

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Publié le 18 Janvier 2009

Crypte du martyrium de Saint-Denis

70 places dans un cadre hors du commun

11, Rue Yvonne Le Tac - 75018 Paris

Tél : 01 42 23 48 94 - M° Abbesses


 






 


 







 






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Rédigé par Henry LE BAL

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Publié le 18 Janvier 2009

Du 4 au 25 avril 2009 tous les jours à 19 h30,  le dimanche à 16h00

Relâche le lundi et we de Pâques

Billeterie sur place : 15 €
(10 € pour tarifs réduits: étudiants et scolaires, sans emploi...)

samedi 4 avril 2009 19h30
dimanche 5 avril 2009 16h00
mardi 7 avril 2009 19h30
mercredi 8 avril 2009 19h30
jeudi 9 avril 2009 19h30
mardi 14 avril 2009 19h30
mercredi 15 avril 2009 19h30
jeudi 16 avril 2009 19h30
vendredi 17 avril 2009 19h30
samedi 18 avril 2009 19h30
dimanche 19 avril 2009 16h00
 
mardi 21 avril 2009 19h30
mercredi 22 avril 2009 19h30
jeudi 23 avril  19h30
vendredi 24 avril 2009 19h30
samedi 25 avril 2009 19h30
 

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Rédigé par Henry LE BAL

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Publié le 18 Janvier 2009





Une
Heure ¼  : Pièce en 1 acte d'une durée approximative d'1 h 40.

Genre : Mystère moderne

Auteur : Henry Le Bal

Mise en scène par l’auteur

Quatre personnages : l'auteur - Fred, le technicien - Thomas, l'apôtre - Mathan de Béthanie.


Le sujet est celui du rapport du temps à l'éternité.





"1 h et ¼ ?".
C'est le temps maximum que doit durer la pièce de théâtre qui se prépare. Exigence de temps constatée aux pratiques actuelles d'occupation des salles de spectacles et liée aux pratiques du monde moderne soumis à la suractivité et au stress. Si c'est plus long, ça ne marche pas, ni pour la construction de la pièce, ni pour le spectateur qui décroche.

La pièce démarre. Deux comédiens, l'auteur de la pièce et le technicien sont en répétition. Le sujet de leur spectacle porte sur le Geste de saint Thomas incrédule mettant sa main dans la plaie du Christ ressuscité. Or la pièce s'avère trop longue. Elle ne tient pas dans l'impératif de temps imparti par l'organisateur : 1 h et ¼. Des discussions s'engagent entre les protagonistes sur la manière de gagner du temps.

Le cœur de la pièce est l'écart qui se fait jour, grandissant, entre l'impératif de temps de la représentation, et le sujet du spectacle que prépare cette petite troupe. Le sujet : la main de Thomas, l'incrédule, s'enfonçant dans l'éternité. Un spectacle sur le franchissement de l'éternité, soumis aux lois modernes du temps.

Il s'agit donc d'un entre choc entre deux lignes de tension, la première étant la pièce proprement dite sur saint Thomas, et la seconde les réactions des protagonistes de la troupe confronté à la nécessité de coupe le texte original pour correspondre aux habitudes nouvelles du spectateur d'aujourd'hui.

La pièce comporte trois créations musicales pour chœur d’enfants du compositeur Rémi Gousseau. (Maître de chœur de St Louis de Gonzague. Paris)

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Rédigé par Henry LE BAL

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Publié le 18 Janvier 2009

La pièce de théâtre : une heure et quart, sera présentée du 1er au 24 avril 2009, à la crype du martyrium Saint-Denis (Paris 18).
Vous retrouverez dans cette rubrique des informations sur l'auteur, le texte, les acteurs et des informations pratiques pour assister au spectacle.

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Rédigé par Henry LE BAL

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